Toujours la même

" PLUS JE VIEILLIS,
PLUS ON ME CONSIDÈRE
COMME UNE ENFANT"

Florence vit seule. Arthur son fils veille, s'inquiète, organise. 
A mesure qu'il cherche à la protéger, chacun lutte pour conserver sa place.

Au quotidien, l'attention se charge d'inquiétude, l'amour
veut bien faire et finit parfois par prendre trop de place.
Une ampoule à changer, un frigo trop vide, un mot de passe oublié ...
Dans ces gestes ordinaires se rejouent la peur de devenir un poids,
le désir de rester maître de sa vie et la difficulté d'aimer sans retenir.

Ecriture et mise en scène : Johan Allichon

EQUIPE ARTISTIQUE

Viellir c'est ...

Jeu : Aurélie Marty-Duteil, Rémi Pomarède-Dieuzeide,
Johan Allichon

Soutenu PAR

Le Conseil Départemental de la Haute-Garonne
et la Commission des Financeurs de la Haute-Garonne

QU’EST-CE QUI DEMEURE ?

À l’origine, une question : que devient notre perception de nous-mêmes lorsque l’âge transforme le corps, les habitudes et la place que les autres nous accordent ?

L’écriture s’est nourrie de résidences menées auprès de personnes âgées et d’aidants. Nous y avons rencontré des expériences profondément différentes. Vieillir pouvait être vécu comme une perte, un ralentissement ou une dépendance nouvelle, mais aussi comme une libération, un déplacement du regard, une possibilité de transmettre, d’apprendre et de continuer à prendre part au monde.

Ces paroles n’ont pas été utilisées comme des témoignages à restituer. Elles ont circulé dans l’écriture, se sont contredites, déplacées, puis transformées en fiction. Florence et Arthur sont nés de cette matière plurielle : lui voit ce qui se fragilise ; elle éprouve surtout la continuité de celle qu’elle a toujours été.

Le spectacle a été pensé pour que cette circulation ne s’arrête pas au moment de la création. Dans chaque lieu où il est joué, des personnes rencontrées en amont peuvent rejoindre la dernière scène avec leurs propres mots. Le plateau devient alors un espace de passage entre la fiction et d’autres expériences de l’âge.

Cette ouverture n’apporte pas de conclusion. Elle remet la question en mouvement : qu’est-ce que le temps transforme en nous, et qu’est-ce qui demeure ?